CMVB

Castres Massaguel Volley Ball

Une nouvelle section volley assis au CMVB

Joueuse de l’équipe de France de volley assis, Lynda Medjaheri rêve de participer
aux Jeux Paralympiques de Paris 2024. En attendant, elle sera la chef de file
de la toute nouvelle section au Castres Massaguel Volley-Ball. Rencontre.

En cette période des Jeux Olympiques de Tokyo, Lynda Medjaheri a déjà la tête tournée vers la prochaine olympiade. Avec un unique objectif qui rythme les journées de cette jeune quadragénaire : participer aux Jeux Paralympiques de Paris 2024 avec l’équipe de France de volley assis, autoproclamée « les Pionnières », qu’elle va retrouver durant ce mois d’août pour un stage à Harnes, près de Lens (Nord-Pas-de-Calais).

Un drôle de challenge pour cette Lorraine d’origine, désormais installée à Blanc dans le Tarn, qui n’avait jamais pratiqué le moindre sport en compétition avant de s’essayer à cette discipline paralympique depuis 1980 et qui compte désormais une cinquantaine de sections en France. « Je faisais juste du vélo et de la marche en loisir, mais je n’avais pas du tout fait du volley avant », précise celle qui a participé à la Silver Nation League début juillet à Rouen.

Un accident qui change tout

Lynda Medjaheri et le volley assis, c’est l’histoire d’un accident et d’une rencontre. D’un drame de la vie, elle en a fait une opportunité et une force. « J’ai eu un accident de moto en 2014. Après des complications et de multiples opérations, j’ai subi une amputation en 2018 au niveau du tibia gauche. » C’est à cette même période, lors de réunions d’informations, que Lynda a fait la connaissance d’Aurélie Garcia. Elle a changé sa vie.

« L’équipe de France de volley assis n’existait pas encore. Je lui ai tout de suite dit que si c’était pour être dans un fauteuil, ce n’était pas la peine. J’étais déjà restée trop longtemps dans un fauteuil… » Voilà pourquoi l’idée de faire du volley assis l’a très vite séduite. « J’ai fait un essai à un stage et j’ai adopté ! » Une chance pour les deux amies qui font désormais partie de l’équipe de France de volley assis, créée en août 2019 juste avant la pandémie de coronavirus.

Un sport pour les valides

Même si les filles ont pu continuer à s’entraîner avec le statut de sportives de haut niveau, l’équipe est encore trop « jeune » pour défendre ses chances aux Jeux Paralympiques de Tokyo. Lynda Medjaheri devra donc encore patienter jusqu’à Paris 2024 pour connaître le frisson olympique, dix ans après son accident. « C’est une petite fierté personnelle, mais aussi une grande victoire contre mon handicap. Après avoir été bloquée quatre ans et demi chez moi où j’allais du canapé au fauteuil, le volley assis m’a permis de faire de belles rencontres. »

Et de découvrir la compétition avec l’équipe de France, mais aussi le club de l’Union (dans la banlieue de Toulouse) qui s’est doté d’une structure spécifique depuis 2015. Le Castres Massaguel Volley Ball Club aura la sienne à la rentrée et Lynda Medjaheri espère développer la toute nouvelle section volley assis lancée par le club. « Elle est ouverte aux valides et le volley assis se pratique à tout âge. Il faut l’essayer pour l’apprécier. ».

À condition de faire un brin de gainage et d’avoir un minimum de force dans les bras pour se déplacer. « Les règles sont les mêmes qu’au volley-ball classique, sauf qu’il faut avoir les fesses au sol quand on a la balle et qu’on a le droit de contrer le service. » Avec un filet à 1m05 pour les filles et 1m15 pour les garçons, la discipline se révèle vite très ludique.

Vous êtes intéressés pour rejoindre la nouvelle section volley assis du CMVB, contacter Gaëtan Carne au 07 60 87 94 52.

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