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La pointue des Hornets Laura Wierre sur le toit du monde

La nouvelle recrue de la N3F du CMVB a remporté le titre par équipe mixte aux 3e Jeux Mondiaux du Sport d’Entreprise à Athènes. Une sacrée aventure pour la pointue des Hornets

Championne du monde ! Laura Wierre vient de ramener un premier titre mondial dans l’histoire du CMVB. La nouvelle recrue de l’équipe de Nationale 3 féminine a décroché la médaille d’or en équipe mixte lors de la 3e édition des Jeux Mondiaux du Sport d’Entreprise qui se sont déroulés du 6 au 10 octobre à Athènes (Grèce). Une sorte de Jeux Olympiques des entreprises où cette assistante administrative (36 ans) s’est hissée sur le toit du monde. « C’était une super expérience, savoure la pointue originaire de Calais. On a eu la chance de jouer au volley dans le berceau des JO. On en a pris plein la vue ! »

Après deux premières éditions à Palma de Majorque et à La Baule, la fédération mondiale du sport d’entreprise (WFCS) organisateur de cette compétition (reportée à trois reprises depuis juin 2020) avait, en effet, vu les choses en grand en programmant les 28 disciplines à l’OAKA, le site sportif officiel des Jeux Olympiques de 2004. Une vitrine de choix pour les entreprises qui n’hésitent pas à faire des sélections pour recruter leurs athlètes. « On a quand même un peu de pression parce qu’on nous prend pour notre niveau. Si on ne ramène pas de médaille, on a un peu l’air bête… » Mission accomplie donc pour Laura Wierre.

Dans le berceau de l’olympisme

Elle avait tout juste posé ses 1m80 sur le sol grec que Laura Wierre a débuté son séjour le mercredi par la cérémonie d’ouverture dans le « Stade Panathénaïque », le stade historique qui a accueilli les premiers Jeux Olympiques modernes à Athènes de 1896. Une expérience unique. « D’habitude, il y avait 5 000 participants. Là, on était 3 000 en raison des contraintes sanitaires avec contrôle de la température et du pass sanitaire à l’entrée du complexe sportif. Les Français portaient tous un polo marinière, à l’effigie de la fédération française du sport d’entreprise (FFSE), dans ce stade tout en marbre. » De quoi se forger des souvenirs inoubliables.

Football, basket-ball, handball, natation, tennis de table, badminton, golf, tir à l’arc, pétanque, mais aussi des disciplines plus « exotiques » comme bras de fer, bowling, bridge, échecs ou encore fléchettes étaient notamment au programme. Et bien sûr le volley-ball en salle où a brillé Laura Wierre, déjà sacrée en beach volley lors de la 2e édition à La Baule en 2018. L’épilogue d’une drôle d’aventure pour la joueuse du CMVB qui a fait connaissance avec la majorité de ses partenaires seulement dix jours avant le départ pour Athènes sur le groupe de discussion WhatsApp pour préparer le séjour.

Avec sa petite soeur

« Même s’il y avait une base que je connaissais, on s’est découvert aux Jeux Mondiaux », confirme la pointue du CMVB. « On avait une équipe mixte avec 3 garçons et 3 filles en permanence sur le terrain où le filet était à 2m35, au lieu de 2m24 pour nous et 2m43 pour les garçons dont certains ont joué en N2. » L’ex-joueuse de Ligue A a largement contribué au succès de son équipe qui a battu les avocats du Barreau de Paris en finale dans la grande salle du complexe sportif où évolue le club de basket de l’Olympiakos, juste en face du stade de foot du Pirée.

Avec une cerise sur le gâteau : Laura a partagé son succès sur le terrain avec sa sœur Carole, de deux ans sa cadette et qui joue en équipe réserve à Calais en Pré-Nationale. Les frangines ont aussi vécu de beaux moments en marge de la compétition : « On a eu le temps de visiter un peu Athènes. On est allé notamment à l’Acropole et on a pu découvrir d’autres sports comme le tennis de table, le tir à l’arc ou la pétanque. » Après une nuit blanche dans la foulée de la cérémonie de clôture pour fêter ce titre mondial, Laura Wierre a redécollé vers de nouvelles aventures.

Elle va retrouver ses partenaires des Hornets pour un premier déplacement à Muret (24 octobre) et la réception des Genets de Mesplède (samedi 30 octobre à 20 h 30). En attendant, elle a déjà coché la 4e édition des Jeux Mondiaux du Sport d’Entreprise dans deux ans : « C’est l’occasion d’échanger avec d’autres athlètes et d’avoir une autre vision du sport dans une super ambiance. La meilleure récompense, c’est d’être sélectionnée pour la compétition suivante. »

 

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