CMVB

Castres Massaguel Volley Ball

Les Hornets un peu plus près des étoiles

Vainqueurs avec autorité du Haillan (3-0), les filles du CMVB ont fait un pas de plus vers la montée en N2, ce dimanche, avec la défaite de leurs dauphines de Croix-d’Argent Montpellier. De quoi aborder trois déplacements consécutifs avec beaucoup de sérénité

La fiche

À Castres (Cosec de Lameilhé), Castres Massaguel Volley-Ball bat Volley-Ball Club Le Haillan 3 à 0 : 25-22, 25-14, 25-10. Spectateurs : 150 environ. Arbitres : Daniel Vo Quang Tuyen et Stéphane Lautier.

CMVB : Lola Arjona (cap.), Laure Salvage, Noémie Teixeira, Naomie Saliadarre, Laura Wierre, Émeli Schäffer, puis Lola Idda, Jeanne Puginier, Léa Lebrun. Entraîneur : Érik Arjona assisté d’Alain Maury et Fabrice Boëm.

 

Rien n’est encore fait, mais ça commence vraiment à sentir bon pour les Hornets! Avec une quatorzième victoire de la saison, ce dimanche face au Haillan (3-0), conjuguée à la défaite sèche de leurs dauphines de Croix-d’Argent Montpellier à Fleurs de Pau, les filles du CMVB comptent désormais 11 points d’avance en tête de la poule B de N3. À cinq matchs du verdict final, la montée en N2 se rapproche à grands pas, alors que les Hornets vont jouer trois matchs à l’extérieur consécutifs.

Le suspense n’a duré qu’un set, ce dimanche, au Cosec de Lameilhé. Cueillies à froid par des Girondines venues à 7 et sans complexe, les partenaires de Lola Arjona ont eu du retard à l’allumage (1-6). Un contre et une attaque rageuse d’Émeli Schäffer ont réveillé l’équipe. « On est des diesel… », souffle le coach Érik Arjona. Au prix actuel du gazoil, cela ne donne que plus de valeur à ses protégées ! « Mais on a toujours cette capacité à réagir, c’est très intéressant. »

« Marque de fabrique »

Accrochées par des Girondines en lutte pour le maintien et qui n’avaient rien à perdre face au leader, les Hornets ont recollé (9-9 ; 15-15), mais couru après le score durant tout le set (16-19). La rentrée de Jeanne Puginier au poste de libéro et le bras de plomb de Laura Wierre ont fait la différence (25-22). « J’ai aimé encore une fois la réaction des filles, insiste Érik Arjona. C’est un peu notre marque de fabrique cette saison. La réponse collective est belle avec un banc qui a répondu présent. »

Résultat, les deux sets suivants ont été une simple formalité (25-14, 25-10) avec une Laura Wierre omniprésente au contre et en attaque, Noémie Teixeira inspirée sur des feintes, et des entrées de Léa Lebrun efficace au service. « Ce n’était sûrement pas un match facile, mais on se l’est rendu facile, résume le coach CMVbiste. Même si on est rentré petit à petit dans cette partie, on a décollé ensuite et on a bien mis notre jeu en place. » Avec une Laure Salvage qui a su varier à la passe.

« Un truc fantastique »

Les rotations avec Lola Idda en centrale et Naomie Saliadarre en libéro ont permis d’étouffer des Girondines qui ont fini par rendre les armes. « L’équipe en face n’arrivait plus à se replacer, on défendait tous les ballons, on reconstruisait, c’était propre, et on a vachement varié en attaque où on a fait beaucoup de feintes, retient Érik Arjona. Il y a toujours des petites fautes, mais une fois que la machine est lancée, pas grand-chose peut nous arrêter. Mais il faut qu’on travaille nos débuts de match. »

Avec désormais un pied et demi en N2, le coach des Hornets se projette aussi sur d’éventuelles phases finales où ses protégées ne pourront pas se permettre un retard à l’allumage. Érik Arjona aborde cette dernière ligne droite avec appétit et un message pour son équipe : « Il nous reste cinq matchs, ça va passer hyper vite, il faut vraiment qu’elles en profitent. Je connais des joueurs qui n’ont jamais vécu une saison comme ça. Elles vivent un truc qui est quand même fantastique à leur niveau. »

Un « truc » qui pourrait marquer l’histoire du club. En attendant, le rendez-vous de dimanche prochain à Agde ne sentira pas les vacances. Mais il pourrait déjà sceller l’avenir des Hornets en cas de nouvelle défaite de Croix-d’Argent Montpellier à L’Union. Érik Arjona ne fait pas de calcul et attend de ses filles qu’elles se lâchent : « Il faut qu’elles croquent dedans en faisant encore plus preuve de sérénité. Je les sens par moments un peu tendues par l’événement. Il faut qu’elles aient confiance en elles. »

 

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