CMVB

Castres Massaguel Volley Ball

Les Hornets font le coup de la panne à Pau

Après avoir mené deux sets à zéro et 9-4 dans le troisième, les filles du CMVB ont eu une panne de courant. Les Paloises en ont profité pour leur infliger au tie-break leur seconde défaite de la saison (3-2). Le point ramené du Béarn ne leur suffit pas pour valider la montée en N2. Ce n’est que partie remise !

La fiche

À Pau (salle Léo Lagrange), MJC Les Fleurs de Pau bat Castres Massaguel Volley-Ball 3 à 2 : 22-25, 14-25, 25-21, 25-19, 17-15. Spectateurs : 70 environ. Arbitres : Bruno Vidal et Serge Bouakaz.

CMVB : Lola Arjona (cap.), Jeanne Puginier, Laure Salvage, Noémie Teixeira, Laura Wierre, Émeli Schäffer, puis Lola Idda, Lisa Bonnet, Naomie Saliadarre, Léa Lebrun. Entraîneur : Érik Arjona assisté d’Alain Maury et Fabrice Boëm.

 

Les Hornets devront patienter encore un peu avant de valider leur accession en Nationale 2. Les leaders de la poule B de N3 avaient une première balle de montée ce dimanche dans la salle Léo Lagrange de Pau. C’est raté. Elles ont essuyé au tie-break leur seconde défaite de la saison (3-2) après celle, également au cinquième set, face à Gignac à domicile pour débuter 2022.

Avec le succès de Croix-d’Argent Montpellier dans le derby contre Le Cres (3-1), les protégées d’Érik Arjona n’ont toujours pas distancé définitivement leurs dauphines (encore 9 points d’écart tout de même) qu’elles recevront lors de la dernière journée de la phase de poule le dimanche 8 mai. D’ici là, les Hornets auront encore deux occasions de sceller leur accession à l’étage supérieur à L’Union 2 (9 avril) et contre Le Cres (24 avril).

« On a marché sur l’eau »

En attendant, les filles du CMVB vont devoir comprendre comment elles ont pu laisser filer une victoire qui leur tendait les bras. Surtout que contrairement à leurs dernières sorties, elles n’ont pas eu de retard à l’allumage. Elles ont même sauté d’entrée à la gorge des Paloises pour dominer le premier set avec autorité (22-25) et leur enfoncer un peu plus la tête sous l’eau dans le deuxième (14-25). Des sets références cette saison dans la salle d’une équipe qui n’a connu qu’une défaite (2-3) contre L’Union 2 depuis celle à l’aller (3-1) au Cosec de Lameilhé.

« Pendant deux sets et demi, on a marché sur l’eau, résume le coach Érik Arjona. On fait sûrement nos deux sets et demi les meilleurs de la saison. Il y a tout qui marche, on sent qu’on est fort, un vrai rouleau compresseur. » Rien ne semblait pouvoir l’arrêter dans le troisième set où les Hornets ont vite pris leurs distances (4-9) pour s’ouvrir une voie royale vers une seizième victoire cette saison synonyme d’accession à l’étage supérieur. Et puis ? La panne de courant… La peur de gagner ? Les filles du CMVB n’ont pas su finir le travail.

Question de concentration

Après un 16-6 encaissé sans vraiment réagir, les Hornets ont accusé jusqu’à 5 points de retard (20-15), elles qui avaient donc débuté le set avec 5 d’avance. Le spectre de la seule défaite de la saison contre Gignac où elles avaient été déstabilisées par la blessure d’une joueuse adverse a alors ressurgi. « On se déconcentre », glisse la capitaine Lola Arjona à un temps mort. Une mise en garde qui n’a pas suffi pour rectifier le tir. Revenues à 1 petit point (22-21), les filles du CMVB ont fini par céder (25-21).

« Avec les entrées qu’on fait au début du match et qui enfoncent encore plus nos adversaires, on se dit que tout le monde est dedans, mais à ce moment-là ça ne marche pas, pointe le coach CMVbiste. Il faudra qu’on en discute pour savoir pourquoi… » Un 7-0 au début du quatrième set (1-4 ; 8-4) a encore obligé les Hornets à courir après le score. Revenues à égalité (18-18), elles ont une nouvelle fois laissé filer le gain du set (25-19). « Et le constat que je fais, c’est que sur les deux sets, les filles étaient tellement prises par l’émotion et l’envie chacune de sauver la patrie, qu’elles ont déjoué, insiste Érik Arjona. Aux temps morts, elles n’écoutaient plus et ne mettaient plus en application sur le terrain ce qu’on leur demandait. »

Visiblement touchées moralement par la tournure des événements, les filles du CMVB ont accusé jusqu’à 5 points de retard dans le tie-break (10-5). Leur orgueil et leur force de caractère leur a encore permis de recoller (13-13), avant de sauver deux balles de match. La troisième leur a été fatale. « C’était difficile, on sentait que ça pouvait encore basculer, retient le coach CMVbiste. On était derrière au score, mais on est toujours capable de faire une série et on a failli le faire. Ça n’a pas marché cette fois. » Il veut cependant positiver : « Je me dis que des fois il y a des défaites qui peuvent nous faire du bien… »

 

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