CMVB

Castres Massaguel Volley Ball

Nouveau coach des Hornets :
Yamandu Peralta de retour aux sources

Joueur à Castres au milieu des années 90, le Franco-Uruguayen (60 ans) fait son retour comme entraîneur des Hornets promues en Nationale 2. Successeur d’Erik Arjona parti au Pôle France féminin au Creps de Toulouse, Yamandu Peralta sera aussi chargé de mener la politique sportive de toutes les équipes du CMVB

Son nom parle forcément aux amateurs de volley et réveille des souvenirs indélébiles chez les fidèles du Cosec de Lameilhé. Yamandu Peralta (60 ans), c’est d’abord un doux accent sud-américain et un large sourire qui fend son visage. Le Franco-Uruguayen est surtout aujourd’hui un entraîneur de volley connu et reconnu après une solide carrière de joueur professionnel qui lui avait déjà fait poser ses valises à Castres au milieu des années 90. Pointu ou central, il était une pierre angulaire de l’équipe qui a connu une ascension fulgurante de Nationale 3 jusqu’en Pro B (1993-1996).

Vingt-six ans après avoir quitté le Tarn, Yamandu Peralta est de retour aux sources sur les bords de l’Agoût. Érik Arjona recruté par le Pôle France féminin au Creps de Toulouse, le sexagénaire va succéder à son ancien partenaire comme entraîneur des Hornets promues en Nationale 2. Il aura, en plus, la mission de gérer la politique sportive de l’ensemble des équipes du Castres-Massaguel Volley-Ball pour optimiser le travail de formation du club et impulser un style de jeu. Une sorte de directeur sportif qui doit permettre au CMVB de franchir une nouvelle étape dans son développement.

« Un projet séduisant »

Originaire de Montevideo (Uruguay) où il a débuté le volley avant d’entamer une carrière professionnelle qui a conduit ce globe-trotter, au Brésil, en Argentine et en Espagne, c’est à Castres que Yamandu Peralta a connu ses plus belles émotions de joueur, avec une fulgurante ascension du CVBC jusqu’aux portes de la Pro A. « Le groupe était génial, c’était de la folie sur et en dehors du terrain. On s’amusait bien, se souvient-il. Des joueurs de Pro A à Toulouse venaient même faire la fête avec nous ! Et sur le terrain, il fallait nous tuer pour nous battre parce qu’on était comme des frères. » Des « frères d’arme » qui aimaient refaire le monde autour d’une partie de carrom.

« On aurait pu continuer à monter, mais ça ne s’est pas passé comme on l’espérait et je garde un mauvais souvenir de la fin de cette aventure. » À tel point qu’il n’aurait imaginé revenir un jour s’installer à Castres. Après avoir débuté une carrière d’entraîneur au centre élite départemental Hautes-Pyrénées en 1996, avant de se forger une solide expérience aux Spacer’s Toulouse, puis à Brive, Villebon, Quimper ou Saint-Raphaël, Yamandu Peralta a pourtant « craqué » pour un retour à ses premières amours : « Je reviens parce que le président Stéphane Cabrol me l’a demandé. C’est quelqu’un de motivé, que j’ai entraîné et en qui j’ai entière confiance. Je cherchais des gens qui veulent avancer. Et le CMVB a un projet séduisant. »

Un père pour ses joueuses

Entraîneur d’équipes féminines depuis 2008 à Villebon après avoir été « fatigué » par le manque de franchise du milieu masculin, Yamandu Peralta est donc de retour en terre connue. « J’ai gardé des amis à Castres et dans les environs. Je suis ravi de retrouver la région », assure celui qui était responsable du centre de formation de Quimper jusqu’en 2021, après avoir coaché l’équipe de Ligue A. Il débarque surtout avec beaucoup d’enthousiasme et de fraîcheur : « Ce qui me guide dans la vie, ce sont les projets nouveaux et en équipe, en étant le plus professionnel possible dans la façon de travailler. »

Alors qu’il partage sa vie depuis trente-six ans avec Silvinia, une ancienne volleyeuse argentine, Yamandu Peralta n’a jamais souhaité entraîner ses fils Bastian (27 ans, futur joueur d’Arles en Élite) et Gonzalo (22 ans). « J’aurais été trop dur avec eux. » Il se voit pourtant comme un père pour ses joueuses. « C’est comme un membre de ma famille, je les protège, je les défends et surtout je les respecte en essayant d’être à l’écoute et le plus juste possible. » Il a déjà pu échanger avec ses futures joueuses, dont Lola Arjona, la capitaine de l’équipe vice-championne de France de Nationale 3 qu’il a connue bébé.

Le Franco-Uruguayen ne s’installera à Castres que dans le courant du mois d’août. Mais il sait déjà où il va mettre les pieds : « Une équipe de volley féminine de haut niveau a sa place à Castres où elle n’entre pas en concurrence avec les autres sports. Ça doit redevenir un rendez-vous fort de la ville comme dans les années 90. » Il sait de quoi il parle, même si le joueur fougueux de l’époque a fait place à un bâtisseur qui « aime construire et structurer une équipe ». Ce n’est sûrement pas un hasard si le prénom Yamandu est l’association entre Yaman, le dieu du feu du peuple amérindien Charrúa, et Andu, le symbole de la sagesse.

 

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