Équipe Hornets
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16 février 2025

Des Hornets renversantes à Bordeaux

Après avoir concédé le premier set chez les JSA Bordeaux, les filles du CMVB ont fait la différence grâce à leur banc (3-1) pour revenir à 1 point du podium de leur poule B de N2. Un succès qui récompense la cohésion du groupe pour le plus grand plaisir du coach Grégory Verscheure. Interview

La fiche

À Bordeaux (salle Maître-Jean), Castres Massaguel Volley-Ball bat JSA Bordeaux 3 à 1 : 25-18 (23’), 19-25 (25’), 23-25 (29’), 22-25 (28’). Spectateurs : 100 environ. Arbitres : MM. Loïc Fillieux et Sylvain Requeda.

L’équipe du CMVB : Laura Wierre (cap.), Diane Picard, Elisa Palau, Laure Salvage, Andrea Redondo-Ruiz, Margot Hinderschid ; puis Adèle Pélissou, Luawé Tangopi, Léa Lebrun, Mayara Lemouzy. Entraîneur : Grégory Verscheure, assisté de Fabrice Boëm.

Cette victoire (3-1), après deux heures de combat chez des Girondines revanchardes, a-t-elle une saveur particulière ?

Tout à fait ! Lors de la causerie d’avant-match dans les vestiaires, j’ai dit aux filles que je voulais qu’elles attaquent pied au plancher d’entrée. C’est ce qu’elles ont fait sur les dix premiers points. Ce premier set a été compliqué ensuite, mais on a trouvé les solutions pour inverser la tendance. À l’arrivée, c’est une belle victoire d’équipe.

Comment expliquez-vous la perte du premier set (25-18) après cette très bonne entame ?

On commence tambour battant et puis on prend une grosse série de points avec de très bonnes serveuses en face. Quand on règle les choses en réception, c’est la passe ou l’attaque qui fait défaut. On n’arrive pas à jouer à l’unisson. Ce qui explique qu’on n’est jamais revenu dans ce set.

Qu’est-ce qui a fait que votre équipe a réussi à renverser ce match mal engagé ?

Il y a eu des changements de joueuses pour s’adapter plus à ce que l’adversaire proposait en changeant de jeu et de système. Les entrantes nous ont permis de changer le cours du match. Cela fait plaisir d’avoir un banc pour changer une dynamique durant une partie. L’apport du banc a vraiment été primordial. Comme Diane Picard qui a fait une série au service déterminante dans le quatrième set, chaque joueuse qui est rentrée sur le terrain a fait le boulot et a amené ce qu’il fallait au moment où il le fallait. C’est top pour un coach.

Cela veut-il dire que vous sentez que votre collectif est en progression ?

Oui, il y a plus d’homogénéité. On sent sur le terrain une espèce de cohésion qu’on n’avait pas jusque-là. Les joueuses jouent pour le collectif, pas pour elles. On sent un vrai changement : elles se font confiance. Même quand on a eu des petits trous d’air, on a senti une certaine forme de sérénité, à l’image de notre libéro Adèle Pélissou qui a fait un match XXXL !

Pouvez-vous surfer sur cette dynamique pour le prochain match contre la MJC Les Fleurs de Pau, dimanche (15 heures) au Cosec René-Ferran ?

Contre cette équipe de Pau qui défend beaucoup, il faudra confirmer. On devra montrer qu’on est capable d’enfoncer le clou et pas seulement de s’adapter à l’adversaire. J’attends un match complet. On sent que les joueuses ont confiance en la copine à côté. Pourvu que ça dure. Je n’ai pas envie que ça se passe comme en début de saison et que tout parte à vau-l’eau quand on va affronter les « monstres » de la poule (Monaco et Cannes).

Votre équipe est désormais seule 4e à huit journées de la fin. Peut-elle encore espérer grimper sur le podium ?

Cette équipe a le potentiel pour aller chercher la 3e place [NDLR : Cagnes-sur-Mer est à 1 point]. D’abord, il faut gagner Pau dimanche prochain. Et puis quand on jouera des matchs importants, il faudra montrer qu’on est présent, c’est tout. On n’est pas au-dessus de tout le monde, mais on est capable de battre ces équipes-là.